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Des origines incertaines

Il y a peu de traces, dans les archives, des origines de Malleval. On en reste encore aux hypothèses en ce qui concerne les temps obscurs.

Certains auteurs font remonter l'origine autour de deux familles : les Artaud et les Adémar qui sont cités dans un document viennois du Xème siècle; une autre hypothèse cite les Arostagnie (devenus Rostaing). Nous devons nous contenter de cela en attendant de trouver l'archive idéale, celle qui résoudrait toutes les interrogations.

 

Renaud de Forez

Malleval sort de l'ombre au XIVème siècle par la création du bailliage dont elle devient le chef-lieu en 1336, elle devient également l'apanage de Renaud de Forez (1330-1369). Toute une population d'officiers d'administration et de justice va affluer. La ville est gardée par des hommes d'armes sous l'autorité d'un prévôt. La ville se peuple et compte, dit-on, plus de 200 maisons, Un jour de marché est institué ainsi que deux cours de justice (cour ordinaire et appel). Les murs d'enceinte sont renforcés à cette époque, certains pans sont encore visibles aujourd'hui,

On est dans une seigneurie partagée et les Faliatier, familie ayant la seigneurie de Lupé, possèdent le vieux château de Roche Chauve.

Malleval est assiégée par les Anglais et leurs alliés, en 1360, nous sommes en pleine guerre de cent ans, la ville ne sera pas prise.

 

Les Lombards

A la fin du siècle suivant, Malleval, ainsi que d'autres places fortes alentours, sera prise en août/septembre 1464 par les Lombards de Francesco Sforza, duc de Milan, en Italie du nord. Ce dernier est l'allié de Louis XI dans la guerre dite « du bien public » qui l'oppose aux Grands du royaume lui disputant le pouvoir. Ils ont à leur tête Jean II de Bourbon, seigneur du Forez. La présence lombarde ne semble pas avoir laissé de traces de ruines, elle fut surtout une action d'intimidation pour que la région reste fidèle au Roi et ne se tourne pas vers ses opposants. Il reste de cette époque, dans la région, quelques lieux-dits composés avec le mot « lombard ».

 

La destruction

Un premier coup dur marque le village avec le transfert du bailliage à Bourg-Argental en 1482.

Le village ne se remettra pas d'un second choc, au XVIème siècle, dû aux guerres de religion.

La place est très convoitée pour deux raisons

þ Sa position de verrou bloquant un des accès entre la vallée du Rhône et de l'Auvergne

þ La proximité de deux zones de religions opposées : le Lyonnais et le Vivarais passé au calvinisme.

On a donc un fort enjeu stratégique et, en 1574, elle est assiégée et prise par les troupes de Jean de Fay. L'église est brulée et sans doute également une bonne partie du village. Reprise quelque temps plus tard par les troupes royales, elle est de nouveau détruite pour lui faire perdre ses dernières défenses et lui ôter tout intérêt stratégique.

Le village et l'église seront reconstruits, sans doute après l'Edit de Nantes (1597) qui ramène la paix, la politique ne viendra plus troubler son calme. Seule l'église permet de dater l'évolution des travaux, elle s'agrandit pendant près de deux siècles, peut-être peut-on avancer l'hypothèse de l'augmentation de la population à certaines périodes.

Pour le reste, les travaux, privés ou publics, sont difficilement datables en l'absence de documents.

 

 

Les familles ayant possédé Malleval

Renaud de Forez meurt en 1369 et, faute d'héritiers males, la succession se fait par la lignée féminine et la baronnie passe finalement à la famille de Bourbon en 1382.

La région intéresse peu cette grande famille à destinée royale et, Antoine de Varey, va l'échanger contre les terres de Marignan en Italie et de Gignot en Provence.

Cette famille va garder les terres jusqu'à la révolution.

Une descendante des Varey, Henriette Sabine de Sénozan, dernière baronne, meurt sur l'échafaud le 8 thermidor an II (26 juillet 1794) la veille de la chute de Robespierre. L'ensemble des terres sera vendu au début du XIXème siècle à des négociants qui vont dépecer le domaine pour le vendre en lots. C'est la fin d'une époque.

 

Sources :

Guigue et Charpin, le cartulaire de Saint Sauveur en Rue

Abbé Batia, Recherches historiques sur le Forez viennois, la baronnie de Malleval et les seigneuries de Virieu et de Chavanay, Condrieu. 1912. (Réédité par « Visages de notre Pilat)